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LE STRESS EN ENTREPRISE

 

 

Dans le cadre de mes fonctions professionnelles en entreprise et dans mon cabinet, je constate que le nombre de personnes « souffrant » des effets du  stress lié au travail s’accroît d’année en année.

 

En cabinet, un client sur trois consulte pour cause de stress au travail. Tous les âges sont concernés dans les deux sexes, dans toutes les catégories socio-professionnelles (employés, agents de maitrise, encadrement…)

 

Officiellement, il n’existe dans le pays, aucun chiffre fiable quant au nombre de personnes stressées dans le cadre du travail. Il faut savoir qu’en métropole, sur 12 000 suicides par an, 400 sont liés au stress au travail (une personne meurt des causes du stress au travail). Selon de nombreuses études et sondages ces dernières années, 50 à 60% des gens estiment accomplir leur travail dans des conditions stressantes.

 

Le stress peut avoir des répercutions graves sur la santé des individus mais également des conséquences sur le bon fonctionnement des entreprises (nombreux arrêts maladie, accidents du travail, perte de motivation…).

 

Bien sûr, la perception du stress est vécue différemment selon les personnes et elle est subjective. Les personnes qui consultent le font car en général, elles sont souvent au bout du rouleau….

 

Parmi les différents agents de stress professionnel, on trouve :

 

·        Le manque de temps pour faire son travail : C’est un problème clef. Des délais draconiens, le temps qui presse, tant à faire en si peu de temps, les heures de la journée ne suffisent pas ! Pour certains, cela ne semble ne jamais s’arrêter. C’est le mal des temps modernes : il faut s’activer à tout prix ! Rentabilité, efficacité sont des maitres mots dans le monde du travail.

En fait, la notion de temps est complètement abstraite. C’est notre état d’esprit, la perception que nous en avons  qui crée ou ne crée pas la pression.

 

·        Le contrôle et le manque de délégation : Ce problème est souvent lié à la fonction d’encadrement. En effet, certaines personnes veulent tout contrôler, maitriser…. Elles ont dû mal à déléguer à orienter. Elles prennent tout en charge jusqu’à l’épuisement.

 

 

·        Les relations interpersonnelles et les rapports humains : L’absence de soutien des collègues et des responsables, qui comprend aussi bien le manque de respect, le manque de reconnaissance, le manque de communication, les conflits quotidiens avec la hiérarchie (dont le harcèlement), les collègues, les syndicats…., la gestion des clients mécontents…

 

 

·        Le manque de sécurité dans le travail : Aujourd’hui, nous sommes amenés à changer de travail continuellement. Les contrats sont souvent à durée déterminé pour quelques mois seulement. Il faut sans cesse se remettre en question. Il y a un manque de sécurité important pour les personnes. Elles ne savent pas de quoi sera fait demain. 

 

 

·        Les conditions physiques : Il y a cent ans, la source la plus répandue du stress au travail résidait dans les conditions physiques où les employés devaient évoluer (des facteurs environnementaux comme la chaleur, le froid, l’humidité…) Aujourd’hui, avec les grands progrès de l’ère industrielle, les causes physiques du stress sont beaucoup moins importantes. Elles existent pourtant toujours (ex : les plongeurs, les pompiers qui accomplissent leur travail dans des conditions extrêmes ou les employés de restauration rapide qui doivent rester debout derrière leur comptoir pendant des heures durant, les informaticiens devant  leur écran….)

 

·        Le mode de vie : il est évident que si nous fumons, nous sommes accros du café, si nous sortons tous les soirs, si nous buvons trop d’alcool, si nous ne faisons pas de sport, il y a de fortes chances pour que nous soyons plus vulnérables au stress  physique et émotionnel sur notre lieu de travail.

 

·        L’introduction de nouvelles technologies  et tout le reste….: la communication instantanée, la culture de l’urgence, l’organisation du travail, la charge de travail, la disponibilité à outrance, la polyvalence des individus, l’évaluation des compétences, la gestion des dysfonctionnements (bugs, pannes…), les techniques de management pas toujours adaptées au public, les femmes qui travaillent doublement au travail et à la maison….

 

 

·        Soi-même : La plus grande cause de contrariété au travail n’est pas le temps, ni le changement ou autres, mais c’est « nous ». C’est notre façon de penser. C’est notre type de personnalité. C’est ce que nous croyons, comment nous raisonnons. En bref, c’est ce qu’il y a dans nos têtes.

 

 

Les indicateurs du stress au travail sont variables. La sensibilité aux différents facteurs du stress varie d’un travailleur à l’autre car par nature les personnes sont plus ou moins résistantes au stress.

 

Les personnes qui viennent me voir en cabinet ou que je rencontre en entreprises souffrant du stress, se disent très irritables, nerveuses, déprimées, anxieuses, angoissées. Elles disent de plus avoir confiance en elle, ne plus pouvoir se concentrer, faire leur travail…. Elles ajoutent à cela généralement des maux de tête, des maux de dos, des insomnies fréquentes, des allergies, des crampes musculaires…., une hypertension artérielle…. … Et trop souvent, pour combattre ce stress, elles vont consommer de l’alcool, fumer énormément,  prendre du  cannabis…..

 

En entreprise, on parle du :

 

syndrome de « burnout » : Les gens qui travaillent trop explosent et se retrouvent calcinés

 

Il n’existe pas de solution miracle pour échapper définitivement au stress par contre la Sophrologie va donner les moyens d’être plus apte à s’adapter aux agents stresseurs. La sophrologie est un bon moyen par la sophronisation de base, la relaxation dynamique mais également l’écoute, le dialogue, d’établir cette défense. L’entraînement régulier est primordial et c’est grâce à celui-ci que le stress sera géré de façon efficace.

 

Il est cependant indispensable d’insister sur le fait que la Sophrologie n’est pas un outil de pression de l’entreprise pour améliorer la rentabilité.  Les employés et les cadres de l’entreprise sont les principaux bénéficiaires. Cependant, il est évident que des personnes mieux dans leur peau, gérant leur stress, maîtrisant les situations de crise, communiquant avec leurs collègues, auront une influence  positive sur le rendement de l’entreprise. 

 

Le rôle du sophrologue en entreprise est important car il n’est pas seulement dans l’intellectualisation de l’écoute mais il apporte une aide globale en réponse à la souffrance physique, psychologique et émotionnelle que peuvent vivre les personnes dans le travail.

 

D’ailleurs, des métiers à haut risque et donc pourvoyeurs de stress, ont adopté la sophrologie pour en atténuer les effets que ce soit en prévention ou en curatif. C’est par exemple le cas du GIGN, qui dispose à domicile des services d’une sophrologue attitrée, du groupe Euro RSCG qui a lancé des ateliers de sophrologie pour aider les employés et les membres de l’encadrement à gérer leur stress.

 

Sandrine Saraillé

sophrologue-Nouméa

 



10/07/2008
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